Au Mali, Salif Keita accuse la France de financer les djihadistes

Dans une vidéo postée sur Facebook, Salif Keita accuse la France de financer les groupes djihadistes qui endeuillent le Mali. Le chanteur s'adresse directement au président malien, Ibrahim Boubakar Keita, à qui il demande de ne plus se "soumettre à ce petit Macron". Des propos dénoncés par l'ambassade de France au Mali.
"Il faut que je parle. Le Mali avant tout", c'est le message urgent relayé par la page officielle de Salif Keita sur Facebook.

"Si tu as peur de dire la vérité à la France, si tu ne peux pas gérer ce pays, quitte le pouvoir, celui qui n'a pas peur le prendra, tu passes ton temps à te soumettre à ce petit Emmanuel Macron, c'est un gamin." L'artiste s'adresse directement au président malien, Ibrahim Boubakar Keita : "Tu n'es pas au courant que c'est la France qui finance nos ennemis contre nos enfants ?" lui dit-il, dans une allusion aux groupes djihadistes présents au Mali et dans tout le Sahel.

Propos diffamatoires
Réponse également sur Facebook de l'ambassade de France au Mali. Elle dénonce "avec la plus grande fermeté ces propos au caractère infondé, diffamatoire et outrancier". Dans son communiqué, elle rappelle que "de tels discours font le jeu de ceux qui cherchent à semer la discorde et entretenir le chaos. Ils sont également une offense à la mémoire des civils et militaires, maliens, français et internationaux, victimes de la barbarie terroriste au Mali."

Ce vendredi, des milliers de personnes ont encore manifesté à Bamako à l'appel de l'opposition pour soutenir l'armée malienne et réclamé un meilleur équipement militaire au gouvernement.

Des manifestants ont scandé des slogans antifrançais pour dénoncer, selon eux, "le jeu ambigu" de Paris au Mali où est présente la force française Barkhane, qui mobilise 4.500 militaires français au Sahel.

Ces manifestations sont organisées après la perte ces dernières semaines par l'armée malienne d'une centaine de soldats dans deux attaques jihadistes particulièrement meurtrières.

Source : aBamako

aBamako

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