Défense : Le HCI dénonce le soutien clair-obscur de la France

Le Haut conseil islamique (HCI) a tenu, ce dimanche 17 novembre, un grand meeting au palais des Sports ‘’Salamanta Maïga’’ pour soutenir l’armée. Pour les différents intervenants, la France et les casques bleus ne sont pas sincères avec le Mali.

«Le jour où l’armée malienne a été empêchée d’entrer à Kidal par la France, nous avons su que le Mali a été trahi», dénonce Boubacar Traoré, porte-parole du Haut conseil islamique. Ce dimanche 17 novembre, la salle du palais des Sports a refusé du monde. À l’appel du président du HCI, Chérif Ousmane Madani Haïdara, les Maliens sont sortis en grand nombre pour soutenir l’armée malienne en proie à des attaques terroristes.

Dans la salle, des personnalités politiques et plusieurs leaders religieux sont présents. Si plusieurs intervenants se succédé au micro, les discours étaient quasi-identiques: «le Mali est victime de complot, il faut résister». «On a eu Serval, on a eu Barkhane, puis les casques bleus, malgré tout nous n’avons ni la paix, ni la sécurité. Au contraire la situation s’empire de jour en jour. Du Nord la crise s’est propagée au Centre. Maintenant ils veulent nous embarquer dans une autre aventure avec l’opération ‘’Takuba’’. Non ça suffit», s’insurge le porte-parole du HCI.

Pour le leader des ançars, Chérif Ousmane Madani Haïdara, président du HCI, seule l’union sacrée des Maliens pourra sortir le pays de cette crise.

En guise d’effort de guerre, Haïdara a personnellement remis dix millions de francs CFA. Mais aussi, le bureau du HCI a mobilisé des fonds pour acheter des vivres et des médicaments pour les populations déplacées de la région de Mopti.

Dans sa déclaration finale lue, par un de ses vices-présidents, Mamadou Diamoutani, le HCI a exigé la présence de l’Etat sur l’ensemble du territoire national pour offrir aux populations les services sociaux de base. Le HCI a aussi demandé l’exécution rigoureuse de la loi d’orientation et de programmation militaire et la poursuite des agents publics qui détournement les fonds destinés à l’armée.

«Nous ne céderons pas un centimètre de notre territoire à qui que ce soit. Idem pour nos richesses du sous-sol. Nous donnerons nos forces, notre sang, notre argent pour défendre le Mali», a déclaré Ousmane Diarra, président des jeunes du HCI.

Lassina NIANGALY / Le Tjikan

Source : aBamako

aBamako

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