Relance du trafic ferroviaire Bamako-Dakar: une mission à Dakar pour booster le processus

Dans le cadre de la mise en œuvre du Plan de relance du trafic ferroviaire entre Bamako et Diboli, une des priorités du projet de société du Président Ibrahim Boubacar Keita, intitulé « Notre grand Mali avance », et après la visite du Premier ministre Boubou Cissé, dans la région de Kayes, une forte délégation malienne, conduite par le ministre des Transports et de la Mobilité urbaine, Ibrahima Abdoul Ly, participera, ce mardi 19 novembre 2019, à Dakar, à un atelier de travail tripartite (Mali-Sénégal-Banque mondiale).

Outre le ministre des Transports et de la Mobilité Urbaine, Ibrahima Abdoul Ly, la délégation malienne est composée des représentants du Secrétariat Général du Gouvernement, du ministère de l’Économie et des Finances, du ministère des Infrastructures et de l’Équipement ainsi qu’un expert de l’Unité de Partenariat Public-Privé.
Cet atelier de haut niveau permettra d’échanger sur les résultats de l’étude institutionnelle du chemin de fer Dakar-Bamako, de discuter du projet multimodal relatif au corridor Bamako-Dakar et de fixer les prochaines étapes de la réforme institutionnelle du chemin de fer Dakar-Bamako.
En effet, depuis la récente visite du PM, le ministère des Transports et de la Mobilité Urbaine est à pied d’œuvre pour assurer le redémarrage en urgence du trafic ferroviaire national sur la relation Bamako-Kayes, parallèlement au Projet de Corridor Régional Multimodal Dakar-Bamako de la Banque mondiale, dont la préparation prendra seulement au moins 2 ans.
C’est le lieu de rappeler que le Gouvernement a approuvé en Conseil des ministres, du 02 octobre 2019, le Plan de relance du trafic ferroviaire national entre Bamako et Diboli, dont le coût est estimé à 9 874 086 674 FCFA, dont le financement est assuré par le Budget national.
La relance de l’activité ferroviaire couvre deux des cinq axes de ce projet mis en œuvre sous la conduite éclairée du Premier ministre, Boubou CISSE. Il s’agit des axes relatifs, à la promotion d’une croissance inclusive, au développement du capital humain et inclusion sociale.
De même, ledit plan de relance, dont l’objectif est de désenclaver les localités riveraines du chemin de fer de Bamako à Kayes, sera mis en œuvre à travers, entre autres activités : les travaux de remise à niveau de la voie entre Bamako et Diboli (589 km) ; la réhabilitation de 19 gares ferroviaires ; la réhabilitation des dépôts et ateliers de maintenance, ainsi que l’acquisition d’outillage pour l’entretien et la maintenance du matériel roulant ; la location avec option d’achat de quatre locomotives reconditionnées d’une puissance nominale requise de 2400 CV ; la réparation et la remise en état de 31 voitures, fourgons à bagages et générateur ; la réhabilitation et l’acquisition des engins mécaniques et outillages d’entretien de la voie ; la réhabilitation du système de télécommunication ; le renforcement des capacités de la Société de Patrimoine Ferroviaire du Mali, (SOPAFER-Mali-SA).
Aussi, faut-il souligner, le Gouvernement a investi entre 2016 et 2018, plus de 6 milliards de FCFA pour financer le plan d’urgence de maintien de l’activité ferroviaire et le paiement des salaires des travailleurs maliens du chemin de fer.
Toutefois, ces efforts financiers importants consentis par l’État n’ont pas empêché l’arrêt total inopiné du trafic ferroviaire entre Dakar et Bamako en mai 2018. Ce qui a entraîné des arriérés de salaires dus au personnel malien de Dakar-Bamako-ferroviaire, qui est l’organe provisoire de gestion chargé du maintien de l’activité ferroviaire, après la résiliation en mars 2016, de la convention de concession qui régissait l’activité ferroviaire entre le concessionnaire Transrail et les États du Mali et du Sénégal, et ce, depuis le 1er octobre 2003.
Ainsi, en janvier 2019, le Gouvernement, sur instruction du Président de la République, Ibrahim Boubacar Keita, s’est engagé auprès des partenaires sociaux du chemin de fer, à prendre en charge hors inscription budgétaire, les salaires des travailleurs maliens de Dakar-Bamako-Ferroviaire, qui n’exercent aucune activité depuis mai 2018.
Dans ce sens, sur le cumul des arriérés de salaires de janvier à août 2019, pour un montant de 1 103 845 848 de FCFA, trois mois ont déjà été payés, pour un montant de 425 055 149 de FCFA, et les dispositions sont en cours pour apurer la totalité des arriérés, apprend-on auprès du ministère des Transports..
Par ailleurs, le Gouvernement malien a sollicité l’appui des Partenaires techniques et financiers, en vue de la réhabilitation complète de la ligne de chemin de fer de Diboli à Koulikoro.
Cette sollicitation s’est matérialisée par la saisine de la Banque mondiale, par les Gouvernements du Mali et du Sénégal, d’une requête commune en vue du financement du projet de réhabilitation du chemin de fer Dakar-Bamako ; et la réalisation des études d’avant-projet sommaire (APS) de réhabilitation du chemin de fer Dakar-Bamako, sur financement de l’AECID (Agence Espagnole pour la Coopération Internationale et le Développement). Le rapport final provisoire de l’étude a été validé les 04 et 05 juillet 2019 à Bamako.
Concernant l’accompagnement de la Banque mondiale, les négociations conduites en octobre 2019 à Washington au siège de l’Institution par le Premier ministre, Boubou CISSE, ont permis de réduire la durée de la phase de préparation du Projet de Corridor Régional Multimodal Dakar-Bamako de 6 ans à 2 ans.
Ainsi, pour respecter ce nouvel agenda, une mission préparatoire dudit projet, commanditée par la Banque Mondiale, a séjourné à Bamako du 11 au 15 novembre 2019.
En tout cas, comme on peut le constater, les lignes commencent à bouger pour donner corps à la relance du trafic ferroviaire entre Bamako et Dakar, via Diboli, un ambitieux projet qui tient à cœur au Président IBK

Par Saba BALLO

Source : aBamako

aBamako

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