IBK et la gestion du pouvoir : Le nécessaire accord de gouvernance avec les leaders de la classe politique

La France a été la première puissance qui a félicité le candidat IBK après sa réélection et cela, bien avant même que les résultats définitifs ne soient confirmés par la Cour constitutionnelle du Mali. À seulement 14 mois d’exercice du pouvoir dans son second quinquennat, cette même France ne peut pas lâcher l’homme qui leur a permis de réoccuper la base militaire stratégique de Tessalit et d’installer des camps militaires partout où l’existence de ressources énergétiques et minières ont été avérées au centre du pays et dans le septentrion…

Cependant, le président IBK ne doit pas croire qu’il pourra réussir facilement à mettre en œuvre les réformes institutionnelles en cours…

S’il souhaite vraiment sauver sa tête, il ne doit ménager aucun effort afin de trouver un accord politique de gouvernance digne de ce nom avec les gros caïmans du marigot politique malien que sont Mahmoud Dicko, Soumaïla Cissé, Soumeylou Boubèye Maïga, Mountaga Tall, Choguel K. Maïga, Oumar Mariko, Modibo Sidibé, Sy Kadiatou Sow, Aly Nouhoum Diallo, Soumana Sako,…

À défaut de cela la gestion politique de la crise sécuritaire actuelle sera toujours un fiasco et ce n’est pas l’opération “Takuba” qui pourra faire peur ou donner un nouvel espoir aux Maliens, surtout que beaucoup d’entre nous ont déjà commencé à envisager l’option russe après le sommet Russie-Afrique de Sotchi en vue de pouvoir mettre fin à cette guerre qui nous a été imposée sous le prétexte fallacieux de lutte contre le terrorisme…Une guerre qui a fait couler beaucoup de sang d’innocents et qui a fait beaucoup de déplacés à l’intérieur comme à l’extérieur.

Ina Maïga

 

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Source : Maliweb

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