Idrissa Arizo Maiga, Procureur général : « Il est urgent et impérieux que la prochaine session soit consacrée à l’affaire Amadou Aya Sanogo et d’autres »

Au sein de la Cour d’appel de Bamako, le discours de clôture de la 2ème session de la Cour d’assises a eu lieu le mercredi 20 novembre. En effet, sur les 131 affaires, seulement 3 ont été renvoyées par les juges. À cette occasion, le procureur général près la Cour d’appel de Bamako, Idrissa Arizo Maiga, s’est prononcé sur le cas d’Amadou Aya Sanogo avant de trouver le bilan des juges réconfortant du fait que le taux de 97,70% des affaires jugées a été obtenu.

Ouvertes en date du lundi 28 octobre 2019, les audiences de la deuxième session de la Cour d’assises de Bamako ont pris fin le mardi 19 novembre. Le lendemain mercredi 20 novembre, le discours de clôture a été fait par le procureur général Idrissa Arizo Maiga. Au regard des résultats engrangés à la suite de l’examen des affaires inscrites au rôle, celui-ci atteste que cette deuxième session de la Cour d’assises s’est achevée sur une note « globalement positive ». En ce sens que sur les 131 affaires inscrites au rôle, seulement 3 ont été renvoyées par les magistrats. Un travail apprécié à sa juste valeur par le procureur Maiga qui trouve le bilan réconfortant du fait que « c’est toujours exaltant pour un juge de savoir qu’il a pu faire connaitre à un citoyen en conflit avec la loi le sort qui lui (citoyen) est réservé ».

Au cours de la présente session, les peines suivantes ont été rendues par les juges : 7 peines de mort contradictoire ; 6 peines de mort par contumace ; 9 réclusions à perpétuité contradictoire ;31 réclusions à temps ; 8 réclusions à perpétuités par contumace ; 38 emprisonnements fermes ;20 condamnations à temps par contumace ;10 emprisonnements avec sursis ;25 acquittements et 3 dossiers de renvoi.

Selon le Procureur général Maiga, au total, une amende de 67.320.000 F CFA a été, au cours de cette deuxième session, prononcée à l’encontre des accusés par les juges. Suivant le résultat des travaux, les dommages-intérêts réclamés par les magistrats s’estiment à 131.625.000 F CFA. Quant aux frais qui doivent être remboursés par les coupables incriminés, le coût total prononcé s’élève à 651.451.334 F CFA. Pour Idrissa Arizo Maiga, le bilan est satisfaisant par le fait qu’un taux de 97,70% des affaires jugées a été obtenu. « Ce résultat élogieux, nous le devons à la mobilisation de l’ensemble du personnel de la Cour, à l’engouement affiché du début à la fin, à l’indulgence des magistrats du siège qui, en bien des circonstances, ont accepté des aménagements des programmes. Ce qui a permis de réduire de façon drastique les renvois », indique-t-on dans le discours du procureur. D’après lui, tout n’est pas forcément reluisant, mais pour l’essentiel, dit-il, le travail accompli est « louable » du fait que chaque fois « qu’un (juge) fait une œuvre utile, on permet alors à un détenu de connaitre son sort ».Avant de terminer, le procureur Idrissa s’est exprimé en ces termes : « Je dis qu’il est urgent et impérieux que la prochaine session d’assises soit consacrée à l’affaire Amadou Aya Sanogo et d’autres. Simplement, dit-il, parce qu’il faut le reconnaitre, le dossier est en état d’être jugé depuis longtemps. La détention provisoire a franchi le seuil du tolérable et raisonnable. En fin, la crédibilité de la justice est en jeu ».

Mamadou Diarra

Source : LE PAYS

Source : aBamako

aBamako

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