Perspectives politiques : Requiem pour le dialogue national inclusif ?

Pour le chef de l’Etat, mieux vaut inclure tous les acteurs qui comptent au Mali dans le train du dialogue national inclusif (DNI) que de devoir laisser certains à quai.

Maliweb.net Par « intime conviction » d’IBK, le dialogue national inclusif (DNI) doit rétablir la confiance entre les acteurs sociopolitiques maliens et sauvegarder une certaine crédibilité de l’Etat malien aux yeux de ses partenaires internationaux. Comme pour dire que l’espoir d’un nouveau départ du pays passe par la réussite de ces assises maliano-maliennes.

En clair, un dialogue boycotté par des forces politiques comme celles de l’opposition FSD et autres perd sa raison d’être. Surtout que ces assises peuvent coûter d’importantes ressources financières par ces temps de vaches maigres pour l’Etat. La phase régionale et communale ayant déjà englouti plusieurs milliards de nos francs. L’on se demande alors quelle serait l’utilité de discussions nationales dispendieuses dont des décisions n’auront aucun caractère consensuel et n’engageraient pas toute la nation.

Or, malgré les médiations et entrevues, une bonne partie de l’opposition, dont le FSD, les FARE et d’autres partis refusent de participer à ce dialogue. Soumaïla Cissé du FSD n’ayant pas obtenu les assurances de sa nomination comme Premier ministre à l’issue de ses assises…. Ce qui complique la crise politique et institutionnelle née de la présidentielle de 2018 et des reports des élections législatives.

A cela s’ajoute l’aggravation de la crise sécuritaire et sociale brisant la confiance entre les acteurs sociopolitique de la scène nationale. L’on se retrouve dans une atmosphère où les Maliens semblent désormais plus préoccupés par l’unité et la solidarité autour de leur armée nationale face au péril terroriste qu’autre chose. C’est la question même de la survie de la nation qui est en jeu et l’opportunité même du dialogue nationale devient sujette à caution. Sans oublier les défis comme ceux de la lutte contre la corruption et la mauvaise gouvernance, qui est à géométrie variable, sans oublier le mieux-vivre du Malien lambda. Tout cela semble reléguer aujourd’hui la tenue de ces assises nationales au second plan. Ce qui pousse à se demander si le dialogue national inclusif annoncé pour ce mois de novembre est mort de sa belle mort. Peut-être pas ; mais l’on note la perte d’engouement pour le sujet et on est tenté d’appréhender un requiem pour ce DNI.

Boubou SIDIBE/Maliweb.net

 

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Source : Maliweb

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