Violence basée sur le genre : Maître Nadia Myriam BIOUELE présidente de la fondation Hera en appelle à durcir la législation

L’avocate Maître  Nadia Myriam BIOUELE présidente de la fondation Hera, était le lundi 25 novembre l’invitée de la conférence  débat “Face à la presse en ligne” de l’Association des Professionnels de la Presse en Ligne (APPEL Mali). Occasion pour elle de parler de sa fondation.

Avocate au Barreau malien  depuis 2006, Maître Nadia Myriam BIOUELE est présidente de HERA FOUNDATION, qui apporte une assistance judiciaire aux couches les plus défavorisées de la société. Elle vise trois objectifs qui sont : « contribuer à la lutte contre les violences basées sur le genre à l’encontre des filles et des femmes ; Contribuer à la création d’un entreprenariat social pour les femmes victimes de violences basées sur le genre (VBG) et enfin appuyer la scolarisation des enfants déscolarisés issus des conflits, des familles pauvres, travaillant dans les mines à travers le projet Kalifa ».

Démarré en octobre 2019, le projet Kalifa consiste a parrainé la scolarisation d’un enfant en raison de 100 000 Cfa par an. Cet argent, souligne Maître  Nadia Myriam BIOUELE est destiné à l’achat de l’équipement et des frais de nourriture de l’enfant qui restera  dans sa famille. Déjà, précise-t-elle, vingt-cinq enfants ont été déjà parrainés. « Notre objectif est d’atteindre 1000 enfants » a affirmé la présidente de HERA FOUNDATION.

Actualité oblige puisque la lundi 25 novembre marque le début des 16 jours d’activisme contre les VBG, Maître Nadia Myriam BIOUELE ne pouvait pas manquer l’occasion de se prononcer sur le sujet. Surtout que HERA FOUNDATION apporte une assistance juridique et judiciaire aux femmes victimes de violences basées sur le genre. C’est dans ce cadre, qu’elle s’est constituée partie civile dans les cas des assassinats de Mariam Diallo et Kamissa Sissoko. Selon elle, le problème est très grave. « Ça dénote un problème social », a-t-elle commenté.

C’est pourquoi, elle en appelle  à l’adoption par l’Assemblée nationale de la  Loi portant prévention, répression et prise en charge des violences basées sur le genre dont un avant-projet existe depuis bientôt deux ans. A ses yeux, cet avant-projet de Loi est une réponse au moins judiciaire à toutes les formes violences que les femmes subissent qui ne sont pas légiférées dans les textes actuels qui posent problème quant à l’application à la réponse judiciaire qu’on demande aux juges.  D’autant que poursuit-elle, en matière pénale,  la Loi est d’application stricte. « Si l’infraction n’est pas prévue on ne peut même pas l’évoquer ».

Si Hera Fondation à travers le bureau Pro domo a délibérément choisi de soutenir les femmes, Maître Nadia Myriam BIOUELE reconnait tout de même que les hommes aussi sont victimes de VBG. « Peut-être qu’ils ne dénoncent pas par orgueil », a-t-elle fait remarquer.

Abdrahamane SISSOKO/Maliweb.net

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Source : Maliweb

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