Prochaine phase du Dialogue national inclusif : IBK invite l’opposition et la CMA à y prendre part

Pour la troisième fois consécutive en six mois, le président de la République du Mali, SEM. Ibrahim Boubacar Keita, s’est adressé à la nation concernant la tenue du Dialogue national inclusif. Dans son message à la vielle de la dernière ligne droite du lancement officiel de cet évènement qui doit se tenir le 14 décembre 2019, IBK a encore appelé toutes les forces vives de la nation, même les plus sceptiques, à rejoindre les travaux de cette occasion unique d’échange national entre tous les Maliens.
Compte tenu de la situation sans précédente que vit le Mali, depuis un bon moment, une situation qui ne se résume plus d’ailleurs au seul aspect sécuritaire, mais aussi politique, sociale et économique, le président de la République estime : 《Tous d’accords qu’il est devenu crucial de revérifier le projet, d’évaluer sans complaisance le chemin parcouru par la 3e République née dans les clameurs, dans la fureur et dans le sang, nous devrions saisir l’opportunité offerte de la mise à plat, et du diagnostic profond, dans la plus grande courtoisie et dans la plus grande convivialité.
Dans cette adresse ultime à la nation, SEM Ibrahim Boubacar Keita a indiqué que le Dialogue national inclusif initié par les plus hautes autorités du Mali est une chance pour que tous les enfants de ce pays se réunissent enfin, autour de l’essentiel 《 car c’est du Mali qu’il s’agit » a-t-il laissé entendre. Il a rappelé l’importance de la participation de tout le monde à ce dialogue : « toutes les forces, toutes nos forces, sont convoquées et invitées ». C’est pourquoi, il n’a pas manqué aussi de renouveler son invitation envers ceux qui sont toujours retissant : « Je réitère mon appel au Chef de file de l’opposition, aux partis politiques et associations à regagner ce grand moment, qui n’appartient pas à Ibrahim Boubacar Keita, lequel passera, mais au peuple du Mali et à son avenir. J’en appelle également à mes frères de la CMA, de la Plateforme et de tous les autres mouvements qui participent au processus de paix, pour qu’ils viennent à ce carrefour d’échanges que je pressens féconds et refondateurs》 Par ce rendez-vous historique, les plus hautes autorités du Mali travaillent, selon lui, à faire 《 … en sorte que la belle diversité de notre pays soit une richesse et non pas un aléa qui donnera libre cours à toutes les velléités, y compris celles de faire bande à part parce qu’une minorité armée ou vocale en impose à une majorité silencieuse ! » Aux Autorités religieuses et traditionnelles, également, le président IBK a exhorté, une fois de plus, de poursuivre leur « engagement heureux, sensible depuis la phase communale ». Mais par ailleurs, il a tenu à mettre en garde à ne jamais se tromper d’ennemi. Selon lui, la situation sécuritaire que vit le Mali, depuis 2012, est la source de toutes les crises qui handicapent le Pays aujourd’hui. Une guerre qui, selon lui, « … est la même depuis bientôt une dizaine d’années, compromettant l’investissement pour le développement national, fauchant nos civils, et nos soldats, ceux de l’armée nationale comme ceux des forces étrangères, venues nous prêter main-forte, mais venues à notre appel ». Cela pour préciser que « nous n’avons non plus aucune raison de mordre la main de ceux qui nous tendent les leurs (Soutiens) aujourd’hui ». Tout en s’inclinant devant la mémoire des dernières victimes de la déchirante guerre du Sahel, à savoir les soldats français morts à Indelimane, le président IBK a indiqué qu’à un moment donné, « … nous aussi, nous avons aidé partout, sur tous les fronts où il s’agissait de tendre la main à l’homme, de le sauver contre la bête. »

ISSA DJIGUIBA

Source : aBamako

aBamako

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