Dialogue national inclusif du 14 décembre prochain : Les assises du « ça passe ou ça casse ! »

Après le cafouillage et la cacophonie autour de l’organisation de ce dialogue souhaité par une majorité de Maliens, et la phase locale et régionale, le chef de l’Etat s’est enfin décidé à fixer la date d’ouverture de ces discussions inter maliennes. Tout en pariant gros sur son caractère inclusif. Ce pari sera-t-il gagné ?

-Maliweb.net-  Pour le président de la République, le dialogue national inclusif, qu’il propose d’ouvrir le 14 décembre prochain, sera une occasion de sauver le pays, plus que jamais agonisant. C’est pourquoi il tient tant à une participation à hauteur de souhait. Ce qu’il a tenu à l’exprimer de vive voix lors de son message à la nation du samedi dernier. Car, IBK sait que si ces discussions entre Maliens pour sauver le pays échouent, l’on peut se désoler de l’existence de la patrie commune. «Je réitère mon appel au Chef de file de l’opposition, aux partis politiques et associations à regagner ce grand moment, qui n’appartient pas à Ibrahim Boubacar Keita, lequel passera, mais au peuple du Mali et à son avenir ».

Pour le chef de l’Etat, quelle que soient les divergences politiques, quand l’existence même du pays est en jeu, il faut un sursaut national pour s’unir autour de l’essentiel.

Le locataire du palais de Koulouba est convaincu que le dialogue national inclusif permettra tout au moins aux acteurs sociopolitiques maliens de créer l’espoir de l’unité du pays aux yeux de ses partenaires. A titre d’exemple, quelle position consensuelle claire va adopter l’Etat malien par rapport au projet de déploiement de la force Takuba de la France et ses alliés européens l’année prochaine ? Quel plaidoyer national permettra de faire le lobbying pour le renforcement du mandat de la MINUSMA ? Quelle stratégie et critiques consensuelles adresser à la force Barkhane dans sa configuration actuelle ? Ce sont là des questions que le dialogue national inclusif peut prendre en charge et décharger IBK d’éventuelles brouilles personnelles avec Paris et New York.

En clair, le dialogue va visiblement enlever une épine du pied du chef de l’Etat. Et cette rencontre revêtira l’autorité du vox populi face aux connivences et suspicions que l’opinion ne cesse d’adresser aux partenaires étrangers du Mali dans la gestion de cette crise. C’est pourquoi IBK tient comme à la prunelle de ses yeux à l’implication des mouvements signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger.

« J’en appelle également à mes frères de la CMA, de la Plateforme et de tous les autres mouvements qui participent au processus de paix, pour qu’ils viennent à ce carrefour d’échanges que je pressens féconds et refondateurs »,  déclaré le chef de l’Etat dans son message à la nation.

Par ailleurs, ce dialogue national sera une occasion rêvée de décréter une trêve sociopolitique pouvant permettre de redonner espoir à des pans entiers de composantes de la Nation. Les syndicats pourront ainsi se faire opposer une résolution forte basée sur un moratoire dans leurs doléances respectives. Idem pour la classe politique qui devra ajouter de l’eau à son bissap d’hostilité au pouvoir. D’autres acteurs économiques pourront faire des efforts en terme de participation patriotiques aux efforts de guerre.

Ce nouveau climat de confiance et d’accalmie susceptible d’être créé par le dialogue national inclusif aidera à remettre les feux au vert pour un renouveau du pays dès l’année prochaine. C’est en cela qu’IBK est quasiment  prêt à à de nombreuses concessions pour que toutes les forces sociopolitiques représentatives du pays prennent part à ce dialogue. Lequel apparaît finalement comme une rencontre de la dernière chance pour le sauver le Mali de sa quasi descente aux enfers. En sortes des assises du… ça passe ou ça casse. Boubou SIDIBE/Maliweb.net

 

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Source : Maliweb

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