Pour Macron, il y a aujourd’hui «un séparatisme» en France

De retour en France après son voyage en Israël, Emmanuel Macron s’est exprimé sur l’«islam radical» et sur les tensions identitaires que traverse la société française. Dans une interview accordée à trois journalistes représentant Le Monde, Le Figaro et Radio J, il a reconnu qu’il y avait aujourd’hui «un séparatisme» dans l’Hexagone.

Après sa visite en Israël dans le cadre des commémorations des 75 ans de la libération du camp d’Auschwitz, Emmanuel Macron s’est confié à trois journalistes représentant Le Monde, Le Figaro et Radio J sur les problèmes qui surgissent dans la société contemporaine.

Tout en reconnaissant qu’il y a aujourd’hui «un séparatisme» en France, le chef de l’État a indiqué que les sujets du communautarisme, de la laïcité et de l’immigration ne pouvaient pas être abordés séparément.

 

«On ne peut pas parler séparément de la crise que vit l’islam dans le monde entier, du sujet du communautarisme dans nos pays, de la crise de la civilité républicaine, du sujet de l’échec de la République dans certains quartiers, et de ses problèmes mémoriels», a-t-il affirmé, selon les comptes-rendus de cet entretien parus sur les sites des trois quotidiens.

Les problèmes de communautarisme et de séparatisme

«Il faut essayer de dire sans diviser. Il faut accepter, en disant, de parfois bousculer. Mais il faut accepter qu’il y a, dans notre République aujourd’hui, ce que j’appellerais un séparatisme», a détaillé le Président.

 

Selon lui, «le terme de “communautarisme” renvoie à beaucoup de choses», alors que «dans la République française, il n’y a qu’une communauté qui est la communauté nationale».

Le principe de «l’intégration républicaine»

Défenseur du beau principe de «l’intégration républicaine», Emmanuel Macron refuse le modèle par assimilation:

«Moi, j’aime le beau principe de l’intégration républicaine. Parce que l’intégration c’est une volonté de rejoindre la communauté nationale avec ses règles, ses lois, mais aussi sa civilité. Et, de l’autre côté, une capacité à accueillir. Et il y a, derrière cette notion, l’idée que je ne nie pas la part d’altérité de l’autre. Et elle est très importante parce que, d’ailleurs, dans la République, la “mêmeté” n’existe quasiment plus».

La «transformation de l’islam»

Le Président français voit par ailleurs un lien entre «la crise que vit l’islam dans le monde» et le «sujet du communautarisme» dont on ne peut pas parler «séparément».

Selon lui, le «phénomène mondial d’un islam radical qui se tend, et d’une transformation de l’islam» s’est «greffé sur des fractures mémorielles (et) des échecs que nous-mêmes, (en France), on a eu sur le plan économique et social». «Et ça devient une contre-culture! Ça devient tout à la fois l’importation d’un islam qui vit une crise mondialement et qui revisite des signes de religiosité qu’il n’avait pas forcément il y a 20 ou 30 ans. Et qui vient s’agréger à une crise qui est chez nous, très profonde».

 

S’exprimant sur la question de la laïcité dans l’espace public, Emmanuel Macron a estimé qu’il existait «beaucoup de confusion» dans le débat politique:

«Derrière, ce qu’on me demande, c’est au fond de parler sur la civilité républicaine. Oui, et de l’islam. Ce qui est très différent. Ça n’a rien à voir avec la laïcité», a-t-il poursuivi.«Le voile, ce n’est pas un sujet de laïcité dans la rue. C’est un sujet de civilité, c’est un sujet d’égalité femme-homme, d’ordre public. [Il s’agit de] dire comment un monothéisme aujourd’hui en expansion dans le monde qui s’est fortement développé dans notre pays avec le phénomène migratoire et arrivé après la loi de 1905 peut prendre sa place dans la République».

Source: https://fr.sputniknews.com/

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Source : Maliweb

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