Confédération africaine de football : un rapport révèle des pratiques peu recommandables de ses dirigeants

Un rapport accable les finances de la Confédération africaine de football (CAF). Celle-ci annonce dans un communiqué la poursuite des réformes en cours.

« Ces dernières heures, le contenu d’un rapport sur les finances de la Confédération africaine de football a filtré dans la presse anglo-saxonne (New York Times, BBC notamment) », rapporte le site www.football365.fr . Selon lequel, l’audit qui a été conduit à la demande de la FIFA par la société Price Waterhouse Coopers, met l’accent sur les pratiques peu recommandables de dirigeants de l’instance panafricaine, évoquant des documents comptables peu fiables et peu dignes de confiance.

Ce qui selon le site www.football365.fr vient éclairer d’un jour nouveau les déclarations choc de Gianni Infantino. Il faut rappeler que le Suisse avait dénoncé la semaine dernière devant les dirigeants de la CAF le manque de valorisation des compétitions africaines, et plaidé pour le passage à une CAN tous les quatre ans.

Le document révèle 40 versements de la FIFA. D’un montant total de 10 millions de dollars, seuls cinq d’entre eux auraient été tracés. Le flou le plus total entoure l’utilisation des 35 autres, mais le rapport évoque des détournements grossiers, avec par exemple des obsèques organisées grâce à ces fonds FIFA.

Ces éléments accablants, ajoutés aux révélations sur le contrat au moins disant passé par l’instance dirigeante du football africain avec la société française Tactical Steel, ont de quoi faire vaciller l’état-major de la Confédération, visée sur la période 2015-2020, soit la fin du règne d’Issa Hayatou et le début de celui d’Ahmad.

Les dirigeants actuels de la CAF se dédouanent

La réaction de la CAF ne s’est pas fait attendre. Dans un communiqué en date du 9 février publié sur son site internet que le Wagadu a consulté, la CAF affirme que « les réformes structurelles continueront malgré les tentatives de dérailler ce processus par presse interposée ». Les responsables de la CAF se réservent par ailleurs le droit de poursuivre en justice tous les auteurs d’allégations mensongères et non fondées qui circulent depuis quelques jours dans la presse et sur les réseaux sociaux.

Comme pour se dédouaner, les dirigeants actuels de la CAF affirment avoir hérité d’une gestion familiale de 30 ans. Ce qui sonne comme une fuite en avant ou une tentative de noyer le poisson dans la mesure où le rapport prend en compte la période 2015-2020. Ce qui correspond à la fin de règne d’Issa Hayatou et le début de la mandature d’Ahmad Ahmad, élu à la tête de la Confédération le 16 mars 2017.

La CAF indique dans la foulée que la conduite du changement après plusieurs décennies de gestion artisanale ne peut se concrétiser en quelques semaines. Le comité exécutif est résolu à finaliser la transformation de la CAF pendant son mandat. Ce qui cache mal la gestion calamiteuse de la faîtière du football africain.

Pour conclure, le communiqué annonce une session du comité exécutif le 14 février prochain pour entériner la feuille de route 2020-2021 qui prendra en compte les différentes recommandations. « Une communication régulière et transparente permettra à tous les observateurs et amoureux du football africain de juger des progrès réalisés », conclut le communiqué.

Abdrahamane SISSOKO

Source : aBamako

aBamako

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