Délinquance juvénile : L’irresponsabilité des parents en question!

On  voudrait  dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas. Les parents d’aujourd’hui sont irresponsables et la montée de la délivrance juvénile en est la preuve. De nombreuses excuses sont régulièrement avancées en guise d’explication. Mais elles sont toutes aussi fausses. Nous savons pertinemment que les jeunes, livrés à eux  mêmes, divaguent parce que les parents n’assument pas leur responsabilité de premières éducateurs et de socialisateurs. Ils se disent préoccupés par la recherche du pain quotidien. Ils se cachent  derrière leur situation financière pour justifier leur incurie.

Pourquoi ne pas simplement admettre que les enfants sont les produits de leur milieux? Ce serait faire preuve de bonne foi que de reconnaître ses propres erreurs au lieu de s’obstiner à remettre  la faute sur l’État. Ce dernier a sa  part de responsabilité. Mais il ne saurait se substituer  aux parents pour éduquer, socialiser leurs enfants. Et c’est triste  d’admettre que la majorité des enfants qui divaguent, errent la nuit sont des fils de pauvres. C’est désolant de constater  que ces parents ne tirent pas de leçon de l’histoire.

Convaincus ou plutôt disposés à mystifier les consequences de leurs choix de vie pour la progéniture au lieu de lui inculquer des manières et des principes qui feront d’elle une relève digne, ces parents insoucieux se désintéressent  de l’avenir. Nos rues regorgent de délinquants à la recherche de forfait à commettre. Ils sont prêts à égorger, etriper  des innocents pour une moto ou un téléphone portable. Ils savent  pouvoir compter  sur la complicité des parents pour les tirer  d’affaire.

En effet, ce sont ces mêmes parents complices et irresponsables qui se rendent  au commissariat pour négocier  la relaxe  des délinquants qu’ils n’ont  pas su éduquer. L’État doit donc  jouer son rôle. Il doit prendre  les mesures adéquates  pour punir  les auteurs et leurs complices. D’abord l’école obligatoire  jusqu’à 16 ans, c’est un principe qu’il faut appliquer  à la lettre. Mais encore faut-il que l’État assure l’ouverture  des classes! Chacun  doit jouer son rôle et le jouer avec sincérité !

Ensuite, l’État doit multiplier les centres de détention des délinquants mineurs. Il faut reprendre  en mains, aux frais  des parents, la rééducation de l’enfant livré à lui même. Ces lieux  seront  dédiés à l’éducation et à la formation jusqu’à l’âge de 18 ans. Les plus récalcitrants devront intégrer, bon gré malgré, nos forces de défense.

Enfin, l’État doit tout simplement dissoudre toute forme d’association estudiantine. C’est vital. Pour la sauvegarde des droits des élèves et étudiants, un organisme (conseil de surveillance) indépendant pourra être créé auprès du ministère de l’Education. Il pourra être consulté sur toutes questions relatives aux droits et obligations des élèves et étudiants. Il formulera, au besoin, des recommandations, publiées.

En attendant la mise en place d’une solution miracle, que chacun se remet en cause et balaye devant sa maison!

 

Dr Moussa Dougouné

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Source : Maliweb

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